Lyrics

Approches

Paroles

Tes cils
clignotent
l’été se tait
le temps
attend

Tu
me viens
plus rien n’existe

Ah ! si tu sa-
vais…

Mais la feuille de vigne
qui tremble au coin des lèvres
ô le cœur qui se devine…

Tu
te penches
le désir monte

sur
le mur
des anges
font silence…

ô tant
tant de beauté
tant de bonheur

si fou
le bonheur
si proche

mais la peur
au cœur
s’accroche…

C’est la feuille de vigne
qui tremble au coin des lèvres
c’est le cœur qui se devine…

Toi,
joli fruit des bois
défendu
laisse-toi
cueillir

sur
mon corps
nu

tu
te
désécorces

linge
sur
linge
sur
peau

Tout ça
c’est des mots,

Mais la feuille de vigne
qui palpite sur les lèvres
ah ! le cœur qui se devine

des folies…

Tes cils
clignotent

pendant ce temps
le temps va…

 

Ballade de Charlie

Paroles

Où vas-tu Charlie
Où vas-tu Charlie
Sous la pluie de ton cœur ébloui
De douleur

La route est longue
Le temps est court
Le cœur est lourd
La lune sombre est rouge
Du sang des oiseaux
Qui ne surent pas prendre le vent
Comme il faut

Dans le chapeau du Grand Magicien
Il n’y a rien Charlie
Il n’y a rien
Que du vent
Des cafards
Et l’on sent
Que l’on part
La tête en bas

Où vas-tu Charlie
Où cours-tu Charlie
Dans la nuit de ton cœur
Foudroyé de bonheurs
Insolubles

La route est longue
Le temps est court
Le chagrin couve
Une lune sombre et rouge
Du sang des oiseaux
Qui volèrent bien trop haut
Bien trop haut

On mise sud
C’est toujours nord
On joue cœur sur cœur
Mais jamais trèfle ne sort
Pour d’autres le feu danse
Pour eux la chance
Pour toi la cendre
Charlie

Alors on sort dans la nuit
Et l’on mord son serpent
Et l’on tord on tord le cou
Au désir

Où vas-tu Charlie
Laisse aller Charlie
Ne cherche pas
Le bonheur tu verras fleurira
Sous tes pas
Sans savoir d’où il vient
Ni pourquoi

Béni(e) sois-tu
Toi qui sus
Me blesser
Avec la clé dorée des jardins de l’été
Avec la joie
La beauté
Avec le vin sucré
De l’amitié

Dans le chapeau du Grand Magicien
Regarde bien Charlie
Regarde bien
La lune est blanche à nouveau
Et tu prendrais enfin le vent
Comme il faut
Mais pas trop haut
Pas trop haut
Charlie
Pas trop haut

 

Chanson de Yorick

Paroles

Je suis né voilà plus de mille ans,
salué de grands chiens noirs dans le vent
et je sais vos cœurs qui saignent.
Je suis né voilà plus de mille ans.

Au loin, la potence
poignarde le ciel
orageux.

Au poing du bourreau
frémit déjà la corde
où l’on coule
un nœud.

Je vais par les chemins tortueux.

Au loin, la potence
encroasse le ciel
éventré.

Aux pieds du bourreau
se pousse pour l’exorde
une foule
d’envieux.

Vous pouvez bien me pendre
autant qu’il vous plaira ;
mourir ?

Mourir, je ne peux pas !

Je suis soleil, je suis souffle, je suis feu,
je suis le vol d’un aigle.
Je vais par les chemins tortueux.

Les braves gens, me détrônant des yeux,
sur le pas de leur porte
font des signes de croix.
Qu’ils meurent donc écartant les bras : 
bon débarras…

Sans fin, les potences
encroassent le monde
éventré.

Aux pieds des bourreaux
se poussent pour l’exorde
des foules
d’envieux.

Vous pouvez bien me pendre
autant qu’il vous plaira ;
mourir ?

Mourir, je ne peux pas !

Je suis soleil, je suis terre, je suis vent,
je suis le vol d’un aigle.
Je suis né voilà plus de mille ans.

Longtemps, j’ai voyagé recherchant plein d’espoir
des Babels inédites, un langage,
des royaumes inouïs où les hommes seraient rois
couronnés de fleurs de vigne.

Mais toujours les femmes prient,
les hommes aboient ;
Ils s’habillent du sang de la loi.
Alleluiah !

Je suis né voilà plus de mille ans
et je danse !

J’ai détruit bien des idoles,
piétiné bien des croix,
espérant affranchir les hommes
de la peur, de la honte, puis des prêtres,
et du crime fardé de mystère…

Sainte Vierge, une nuit, si je t’entreprends
par-derrière, sans fièvre, sans argent,
va pas t’émerveiller comme il y a deux mille ans :
ce n’est qu’un gars qui venge son fils
trahi,
trahi
et des soldats…

Au loin, la potence
poignarde le ciel
orageux.

Au poing du bourreau
se balance la corde
où l’on coule
le nœud.

Vous pouvez bien me pendre
autant qu’il vous plaira ;
mourir ?

Mourir, je ne peux pas !

 

Ego-hisse !

Paroles

Le rêve?
- Néant  !

Partir…
- Pas l’temps

Trimer suer crever
Galérer travailler cravacher

Cravache crache
ton âme
au monde infâme

Métro-boulot-métro
Station Byzance
Bleu-blanc-flic
Bleu-blanc-fric

Métro-boulot-magot
monnaie de singe

En bateau ! en bateau !
en bateau
tout le monde

Ego-hisse ! ego-hisse !
ego-hisse
chacun sa peine

L’amour ?
- Pourrave !

Prier ? Quoi ! Dieu ?
- Démon suave

Mes frères ! mes frères,
Vos gueules.
Canez, bégueules !

Place !
Je passe
Je rafle
Je rapace

Dans l’arche
On s’ presse on pousse on s’entasse
Pour quand, le crash ?

Le rêve?
- Néant  !

Partir…
- Pas l’temps

La gloire les palaces le pouvoir
Ah ah ah ah ! trop tard !
trop tard !

Métro-goulot-mégot
Usée la corde

Mais vivre !
Vivre ?
Qu’importe !
Enfin !
On fait avec…

Trimer suer crever
Station Byzance

Galérer travailler cravacher
monnaie de singe

En bateau ! en bateau !
tout le monde

Ego-hisse ! ego-hisse !
ego-hisse
chacun sa peine

Dans l’arche
On s’presse on pousse on s’entasse
Pour quand, le crash ?

Le crash !

 

Fleur de pavot

Paroles

Reviens, mon amour, loin des villes -régresse !
au sein de lacteuses paresses.
Babylone
aux tours de verre brûle -T.V.,
tapin – cancer – papier journal.
Ici, ni mal ni bien.
Ne sens-tu pas que vient la fin ?

Reviens
vers
mes bras
de mer.
Ce n’est rien
s’ils nous désarment
nus sous les étoiles.

Reviens
ô mon amour
au creux des saisons cachées.

Nous aurons des pétales plein les naseaux,
des flûtes, des vins nouveaux.

Fleur de pavot !

Reviens, mon bébé, aux blancs manèges,
plus près des anges ; crevant derrière, Sodome,
-Gomorrhe aux déserts de sel. Du péché,
mieux vaut prendre congé, et des fils de Caïn
dont tous nous sommes.
Voici venir la fin !

- La fin des cimetières
et des tristes marchands de cire,
la fin des longs hivers
où nous nous traînions de vivre.-

Reviens
ô mon amour
l’oubli nous sera versé

au compte courant
du temps qui fout l’ camp…

Reviens
vers
mon ventre.
Rampe
roule
coulent plus profond
mes glauques
minuits utérins.

Reviens
ô doux satyre
au creux des saisons cachées.

Nous aurons des pétales plein les naseaux
à dada sur ton dos.

Fleur de pavot !

 

Marée du monde

Paroles

Faudrait pas m’emmerder,
faudrait pas v’nir chier dans mes bottes
dès l’heur’ du p’tit-déjeuner,
dès qu’ y faut bien r’mettr’ sa culotte.

L’av’nir : pour qui se lèv’ tôt !
Tu vois d’ici c’ qu’on leur prépare.
A ce cauch’mar, j’ préfèr’ plutôt
Deux heur’s sup’ sous la couette, peinard !

J’y entends la marée du monde,
rumeur immonde qui monte
à moi, pas lassé de mon lit.

Moi, ça m’ fait marrer la ronde
des klaxons des cons qui montent,
hallali !, à l’assaut du saut du lit.

Si d’main, tu veux palper du blé,
s’rait grand temps qu’ tu r’mett’s ta culotte
quoiqu’aujourd’hui, souvent, l’enl’ver,
c’ ‘st c’ qu’on fait d’ mieux pour toucher l’ jack-pot !

Mais dans la glace, tout seul, tout nu, tout froid,
tu pries le monde et ses saints-popes
qu’ils te délivr’nt enfin de toi
en te passant les menottes.

Un peu sado-ado-maso,
un peu cher d’ mettre aux enchères
et la peau et les os et la chair.

Un peu torché-olé-barjo :
au marché d’ la peau humaine,
on se pend, se vend , tout s’achète.

Faudrait pas m’emmerder,
faudrait pas v’nir chier dans mes bottes,
dès l’heur’ du p’tit-déjeuner
parc’ qu’ y faudrait bien qu’ j’ me dégotte

dès lors, un job en or,
de l’or qui m’ f’rait d’ l’argent !
Belle alchimie ! T’as pas plus fort ?
Allez, zou ! J’ retourn’ chez maman !

J’y entends la marée du monde,
rumeur immonde qui monte
à moi, pas lassé de mon lit.

Moi, ça m’ fait marrer la ronde
des klaxons des cons qui montent,
hallali !, à l’assaut du saut du lit.

J’ai essayé baby-sitter,
chanteur de rues, vendeur de frites.
ou d’assuranc’s-vies ! T’as pas meilleur ?
La grand’ famille, moi, ça m’excite

pas : ça t’ connaît pas, mais ça tutoie,
ça serr’ des mains, ça s’ croit viril.
Sous leurs cravat’s pourtant j’ vois rien
qui puiss’ fair’ frémir la voisine !

La vie, ça s’assur’ pas, ça s’assume,
ça, c’est sûr !
Amer, le constat, assez dur ?

Mais que sert, ma sœur, qu’on sue,
qu’on se serre à sang la ceinture ?
Même à cent contre un, on tue, on censure !

Faudrait pas m’emmerder,
faudrait pas v’nir chier dans mes bottes
dès l’heur’ du p’tit-déjeuner,
d’vant la télé qui choque

sous prétext’ que tout un pays
qu’on décultur’ crèv’ de faim !
La faut à quoi, la faute à qui ?
C’est décidé : j’ me lèv’… demain !

J’entends la marée du monde,
rumeur immonde qui monte
à moi, pas lassé de mon lit.

Moi, ça m’ fait marrer la ronde
des klaxons des cons qui montent
hallali !, à l’assaut du saut du lit !

T’as pas vingt-six berges !
Ta piaule ? Au bar facho du coin !
Un bon coup d’ gnôle, adieu misère !
Amour : peau d’ balle ! Désirs : plus rien !

Cours à la caserne : on embauche !
T’auras d’ la bière et du bordel,
tu pourrais mêm’ rejouer « Dachau »,
te fair’ des p’tits nègr’s au soleil.

Là, t’ auras qu’à te cata-
pulter au pas des cons qui ta-
touaient « Julos » en haut de leurs bas.

Toujours à l’attaque à tra-
quer tout à trac paras-tatas!
Allez, va ! Te fâch’ pas ! J’ disais ça comm’ ça!

Pas fini d’ m’ emmerder,
pas fini d’ chier dans mes bottes,
tous ces pantins encasernés
qu’ ont rien à dir’, qui sont tous potes.

Lofteurs d’un jour, pop-stars d’une heure,
nouvell’ jeunesse, nouveaux despotes.
‘ voudraient nous fair’ croire au bonheur :
j’ te dis pas l’état d’ ma culotte !

J’en ai marre du radeau crad-
o qu’est ce monde en rad’ qui gronde :
-« Brade ou crève ! » Je replonge

sous mon lit
et je rêve
sous mon lit
et je rêve…

 

Pourquoi ne pas… ?

Paroles

Dis-moi :
pourquoi ne pas
redessiner ce putain d’ monde ?
Viens là,
embrasse-moi !
Viens que je te montre…

Veux-tu jouer avec moi sous la pluie d’été ?
Battre les rues et danser !
Les gens nous dévisageraient.
On s’aimerait.

Dis-moi :
pourquoi ne pas
redestiner nos putain d’ vies ?
Plus rien.
Juste faire l’amour
et peut-être un jour…

Veux-tu jouer avec moi sous la pluie d’été ?
Battre les rues et chanter !
Les gens nous dévisageraient.
On s’aimerait.

Dis-moi :
pourquoi ne pas
redésirer nos putain d’ corps ?
Dis-moi :
si l’on balançait
tout par-dessus bord.

Dis-moi :
pourquoi ne pas
redessiner ce putain d’ monde ?
Viens là,
embrasse-moi !
Viens que je te montre…

Veux-tu jouer avec moi sous la pluie d’été ?
Battre les rues et danser !
Les gens nous dévisageraient.
On s’aimerait…

 

Peter Pan dans tes dents !

Paroles

Chassé du Pays Imaginaire
Peter Pan dans tes dents !}bis

Pan dans les dents de lait de l’été
L’été doré d’ quand tu avais dix ans.
Leurs dents de loup t’ont tout tout tout dévoré
Tes marmelades made in méli-mélo land

Chassé du Pays Imaginaire
Peter Pan dans tes dents !}bis

Massacrées dégommées les couleurs
Tout vire au gris-kaki-caca du censeur
Qui cloue les clowns aux sens interdits
Pour mieux frapper des poings sur les zy-
Gomatiques

Chassé du Paradis originel
Adam l’a dans l’ baba !}bis

Merde ! papa, fallait pas croquer
Dans l’ fruit pourri cracra d’ la réalité.
La vie te tord la mort te plie
Foutu pantin tapi au Pays du Tant pis

Chassé du Pays Imaginaire
Peter Pan dans ta gueule !}bis

Plumée la colombe On n’a plus vingt ans
Le juste goût du vrai le sens inné des serments
Mais où sont les Blanche-Neige neiges d’antan
Le cœur tout palpitant d’amour à plein tam-
Bour battant

Retour au Paradis originel
Adam danse au plafond
Retour au Pays Imaginaire
Peter s’ pend au crochet

Au crochet d’ la réalité
« Ô mort, vieux capitaine, il est temps ! »
Rends-nous nos dents de lait puis l’été doré
Nos marmelades made in méli-
Mélo land

 

La belle infidèle

Paroles

J’aime
j’aime la belle infidèle
le cœur franc, hanche rebelle
j’aime j’aime belle infidèle
ton grand cœur voyageur

J’aime
j’aime dans le champ du ciel
le libre envol de tes dentelles
satin météore
et plus encore
noël ! noël ! noël !

Belle
belle belle infidèle
au tien pays des merveilles
foin des cancans des prudes lanternes
ton flanc brille comme soleil

J’aime
j’aime belle infidèle
le libre fol arc-en-ciel
de ta peau nue
tendu par-dessus quelle
blessure

quelle dis quelle ?

Sème
sème, belle infidèle
aux quatre horizons de l’homme
les quatre saisons de ton sexe
fille-pomme

J’aime
j’aime ton joli corps
que toujours il me surprenne
mille une lunes de miel
chacune plus hirondelle

J’aime
j’aime ton joli corps
barque des hommes en peine
tu es la manne d’amour universel

Belle
belle tes longs cils s’emperlent…

Vienne
vienne belle infidèle
à l’enseigne des vœux éternels
un pèlerin pour l’amour de toi seule
de toi toute
au cœur pur
aux mains d’or
qu’il t’ensorcèle

désormais belle
belle toute belle fidèle
qu’il te coupe les ailes
pour mieux saisir à deux
le cent-septième ciel

 

Le Décodeur est foutu

Paroles

Le décodeur est foutu
Mon radar il répond plus
J’ai l’cœur durci dans d’la glu
Le zizi tout ramollu
Dans ma bière qui a mis
Du jus du jus de kiwi
De kiwi
De kiwi
De kiwi

J’ai l’cerveau complèt’ment cuit
Mon mojo tout raplapli
L’ego-radar au tapis
Et l’bon Dieu nous fait pipi
De la suie des rats morts
Et des singes en tutu
En tutu
En tutu
En tutu

J’ai l’cerveau complèt’ment mou
Farci de cris et de trous
J’ai du shimmy dans les g’noux
Des fourmis plein mon igloo
Où aller ? Au placard, allez !
Ou à Honolulu
Nolulu
Lulu
Lu

Le décodeur est foutu
Mon radar il répond plus
J’ai l’cœur durci dans d’la glu
Le zizi tout ramollu
Dans ma bière qui a mis
Du jus du jus
Dans ma bière qui a mis
Du jus du jus
Dans ma bière qui a mis
Du jus du jus
De kiwi

 

Fibroïne spleen

Paroles

Tant de souvenirs gentiment nous étreignent
au jardin
chargé de pluie
/ chagrin.
Les brumes d’automne doucement nous étranglent.

Fibroïne
fibroïne
fibroïne spleen.
Fini !, le temps des démences
au soleil…

Tant de souvenirs au giron de la grand’maison ;
feuille à feuille
elle se consume,
nos cerveaux s’embrument.
Les vents d’automne enrhument nos tièdes sommes d’enfants.

Fibroïne
fibroïne
fibroïne spleen.
Fini !, le temps des mensonges
magiques…

Au banquet des anges, elle s’est envolée dimanche ;
feuille à feuille
elle se consume,
nos plaies s’accoutument.

Tant de souvenirs gentiment nous étreignent
au jardin
planté de pluie
/ chagrin.
Les brumes d’automne doucement nous étranglent.

Fibroïne
fibroïne
fibroïne spleen.
Tu te souviens des démences
au soleil ? …

 

Libertád

Paroles

…et des danses d’archet brisé
- et la chance
et des chants d’amour à mordre…

Accorde-moi la souffrance

le silence
- le silence
fertile
et dense

et ma mort
et l’exil
sur scène
pour d’espoir me tordre
dans tes chaînes

Liberté !

Délivre-moi le don d’errance
toi, double parcours
moi, poussière ardente.

Liberté – Libertà !
Liberda-a-ade !
Hourryya !

Le feu sur tes pas
tes pas sur ma bouche
tes mots me dansent.
- Je serais
ton tambour
sois mon cri
sois ma peur
mon délit d’amour fou
au plein cœur
de l’homme

- dévasté

Je te veux
- Libertád !
toute nue

insensée
mais si belle
si bleue
toute ronde
et sucrée
comme le péché

Mais redoutable
- Liberté !
dans ta chute

fiancée des canons

sous le crachat
l’ordre
les processions

on te piétine
on te déchire

Avec ta robe
de rosier sauvage
ils se font un drapeau

ils font des hymnes
avec ton si joli prénom
qu’ils chanteront
à tue-tête
dans les bordels

Mais des danses d’archet brisé
(…)
mais des chants d’amour à mordre

Si seulement tu étais réelle…

Et pourtant
- Liberté !
oui
nous t’écoutons frémir

comme le fruit sous l’écorce
du monde

voici que monte
le tam-tam
de ton sang

cannibale ! …

 

Mes jolies citadines

Paroles

Que sont devenues nos belles inconnues
celles qui se dessinaient dans nos rues
avant le déluge ?

Ah ! celle
qui déjà semblait un peu femme
qui, toute pudeur,
vous souriait du coin des cils, dame !
La jolie fleur…

C’était
les vacances à l’école
l’arc-en-ciel, pluie d’or
et quand retentissait le gong :
noir-gris oh !, la vie !

Nous reviennent
de saison en saison
les regrets, des parfums
les billets qu’on n’osât pas donner
baisers brouillons.

Amourettes
de vacances en campagne
jolis fruits du terroir
alouettes de Provence ou de Bretagne
fausses plumes d’un soir car

en fait
de jolies citadines
de vraies fausses bucoliques
à capuche, en baskets et blue-jeans
entre-deux : Chine !

Ah ! celle
qu’on surprit sous la douche
Oh !, fit la bouche. On bénit
ce hasard un peu louche.
Elle, pas mécontente du tout…

J’ les croque
mes jolies citadines
de peur qu’elles ne se taillent.
Deux trois coups d’ crayons de couleurs
me minent le cœur.

A toi
qui descendis du ciel
sur tes nues éblouies
tu peignais des tristesses nouvelles.
Je n’en dormais plus.

Hélas,
bientôt tu t’effaces pour d’autres desseins
ce fut la première chanson mais en vain
puis vint le déluge…

 

Quand viendra le déluge

Paroles

Tu es un arbre immense tu t’enracines dans les nuages les nuages

Arbre-oiseau branchebec plumifeuilles bon voyage

Tu es un arbre dans le vent – branché futur libre oisif et lent

Tu présides au sommeil des enfants barbares
d’azur de pur de bleu tu leur pleus du miel

Grand-arbre shamane jongleur de lunes hisse ! hisse !
Hisse ta grand-roue argent dans la nuit bleu-paon

Bel arbre vélivole que vois-tu donc de là-haut ?…

Le monde le monde est sens dessous dessus

Assaillez !
Assaillez !
Assaillez-moi mes cabanes

Enfants barbares
Enfants barbares
Barbouillez-moi de splaouch de bang de waah de hououou

Assaillez !
Assaillez !
Assaillez-moi mes cabanes

Enfants barbares
Enfants barbares
Barbelez-nous de cris de joie de jeux de beau

Soldats-frênes abattus
Soldats
Soldats
Soldats-frênes abattus

Debout !
Debout !

Saule !
Saule !
Redresse-toi

Saule !
Saule !

A l’assaut du soleil

Enfants barbares
Pillez mon cœur
Assaillez-moi mes cabanes

Au plus haut ciel

Aéro jungle-town
Aéro jungle-town

Dernier refuge

Pour quand viendra
Pour quand viendra
Pour quand viendra le déluge…

 

 

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